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dimanche 21 avril 2013
AS Saint-Etienne - Stade Rennais (1-0) : La fin d'un cycle
Englouti par les Verts et par ses supporters, les Rennais s'inclinent par la plus petite des marques, sur un but de "Monsieur Coupe de la Ligue", Brandao.
Le Stade Rennais arrive en terre déjà conquise
Que les choses soient claires, amis Rennais devant votre poste de télévision : nous étions environ 25 000 au stade, eux 55 000. Je ne pourrais vous dire par quelle opération du Saint-Esprit tout ces verts ont réussi à obtenir des places pour cette finale. Dans mon bloc, (R5, si quelqu'un se reconnaît!) il fallait avoir les nerfs solides pour ne pas tomber sous les chants stéphanois.
Antonetti a donc eu raison sur au moins un point : il y avait un tsunami vert devant une pauvre vague rouge. Le combat des tribunes étant déjà gagné, tout le peuple breton espérait la victoire sur le terrain, même si la dynamique ne pouvait pas être pire. C'était le match de l'année, le match pour venger la demi finale de Quevilly, le match pour venger 2009. Les Rennais n'ont pas su le remporter.
Des Verts mieux préparés à l’événement
Le match débute donc, tambour battant pour les rouges et noirs, puisque Erding cadre sa frappe au bout de 30 secondes de jeu, ce qui oblige Ruffier à la parade. Une minute plus tard, c'est les Verts qui répliquent par une frappe qui passe à quelques centimètres du poteau droit de Costil. Va s'en suivre une domination outrageuse de Saint Etienne qui, porté par leur public, va prendre l'avantage après un centre magnifique d'Aubameyang pour le but de Brandao. Ce but ne devrait jamais arriver, dans une finale, on marque son joueur comme si on marquait Lionel Messi. Pourquoi Brandao est-il seul? Même si Costil est trop court pour le coup, il est lâché par sa défense. 1-0 donc, le scénario catastrophe a lieu. Nos Rennais étaient-ils assez bien préparés à l'événement? Ils semblaient totalement tétanisés en première période et ne réussissait pas une passe en avant. Arrêtons nous sur un premier de choix de notre entraîneur. Erding, blessé aux adducteurs, doit laisser sa place et c'est Diarra qui le remplace. Alors qu'il pouvait utiliser un joueur qui revenait de blessure, qui n'attendait que de mouiller le maillot et d'aider l'effectif avec son état d'esprit exemplaire, je parle de Montano, plus puissant et expérimenté que le jeune Diarra. Mais non, pour Antonetti, il y avait des espaces sur le terrain pour faire parler de la vivacité du jeune Fantamady. Il faudra qu'il me montre sur l'ensemble des matchs ces espaces, car j'ai uniquement vu le pauvre attaquant à la peine dans les duels aériens, qui n'est pas sa fonction principale. Mi-temps donc, il faudra lâcher les chevaux pour espérer arracher les prolongations.
C'est trop tard
La soufflante d'Antonetti dans les vestiaires a rendu les Rennais beaucoup plus dominateur pendant le reste du match. Mais les combinaisons sur coup de pied arrêtés vraisemblablement travaillés à l'entraînement ont presque gâchés les plusieurs occasions de revenir à la marque. Même si Boye alerte Ruffier deux fois, la plus grosse occasion viendra de Sadio Diallo, grande désillusion de l'année, avec une volée qui oblige Ruffier à l'arrêt du match. Le dernier corner mal tiré par Pitroipa viendra mettre un terme à une finale encore une fois dominé (de peu) par les Rennais, mais de façon stérile.
Le coach Corse a fait son temps
Samedi 26 janvier 2013, Frédéric Antonetti interrogé par l'Equipe, explique que ''"C’est sentir le moment où on n’apporte plus rien. À Rennes, ça aurait pu être cette année, certains l’ont pensé. La question se pose aujourd’hui, oui... Je pense qu’il faut attendre la fin de la saison. Si ça se termine comme les deux dernières, il faut partir."'' . Lui-même a donc, 4 mois plus tôt, lancé son ultimatum, avec une finale à remporter impérativement. Mais tous les supporters Rennais le voient bien : le coach n'arrive pas à inculquer sa vision du football. Enfin si, il y arrive, mais pas la bonne vision. La vision de se sentir toujours inférieur à l'adversaire, la vision de tout remettre sur le plan économique et non sur le plan sportif. Les mauvais choix de coaching s'enchaîne au fil des matchs ainsi que les sorties médiatiques de plus en plus ratés font qu'il est grand temps que la saison se termine pour tout le monde.
Il est dur en ces temps d'être supporter du Stade Rennais, mais c'est dans les moments difficiles que l'on voit les véritables amoureux du club. Félicitons et supportons l'ASSE, pour une place sur le podium en championnat qui enverrait notre club en Europa League.
SRFC <3
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